Chris Katshunga et sa passion pour le marketing digital

Icietailleursmag_usa
4 Min. de lecture

Chris Katshunga, de son nom, est un passionné du numérique et spécialiste en marketing.  Licencié en administration des affaires et IT à Symbiosis University en Inde, il poursuit son cursus à l’université chrétienne catholique en master d’administration des affaires. Chris est actuellement gérant d’une société de la place et entrepreneur en série.

Né d’une famille de cinq enfants, il est l’aîné de la fratrie. Étant plus jeune, il rêvait de devenir pilote de ligne avant que la vie ne l’oriente différemment.

Après avoir raté l’opportunité de s’inscrire à l’université de Montpellier en France, il va prendre la direction de l’inde où il va se lancer dans le BBA et IT, un programme complexe et combiné de 3ans.

Il se lance dans l’entrepreneuriat pendant ces années d’études afin d’échapper à la galère. C’est ce sentiment de vouloir à tout prix en finir avec les difficultés financières qui vont agir comme un catalyseur dans son aventure entrepreneuriale.

« J’étais tellement dans la galère que je voulais à tout prix changer ma situation. Je ne vais pas faire semblant et dire comme tout le monde que c’était le fruit d’une observation quelconque, non ! J’étais étudiant et comme la plupart le savent, en Inde, les étrangers et surtout les noirs ne séduisent pas le marché de l’emploi et ont très peu de chance d’entreprendre dans un marché autant saturé que celui-là. Je devais soit trouver quelque chose à faire qui n’aurait pas de limite mais qui me rapporterait de l’argent, soit retourner au pays et tout recommencer à zéro. J’ai donc opté pour la première option en me lançant dans le e-commerce. »

Ayant acquis de l’expertise dans la gestion, création et commercialisation des affaires, Chris évolue à Kinshasa comme assistant et consultant d’affaires, mais aussi comme agent de guide en marketing de service et en support en marketing digital. Il offre à ses clients l’opportunité de se lancer dans les affaires à partir d’une simple idée et de générer des revenus avec cette idée transformée par des séances de travail.

La plus grande difficulté qu’il rencontre sur son chemin, c’est l’orgueil des prospects. Selon lui, le marché est grand mais l’orgueil prend une grosse place.

« C’est difficile de trouver des gens qui veulent apprendre des autres à Kinshasa. Le marché est encore vierge mais l’orgueil prend beaucoup de place. À cause de l’orgueil, nous les jeunes, nous créons nos petits réseaux d’affaires où nous ne traitons qu’entre nous et nous nous privons d’autres compétences. Le problème est que nous voulons tous enseigner et ne voulons pas apprendre des autres. Et d’ici peu il y’aura peu de connaissances et beaucoup d’ignorants dans l’industrie si nous continuons de cette manière. »

Sa philosophie est très simple : vous ne devez rien attendre des autres à moins que vous n’ayez déverser de votre potentiel et, dans ce cas, attendre un retour proportionnel.

Il encourage les jeunes à se lancer dans l’entrepreneuriat afin de mettre en valeur leurs potentiels car, à son avis, l’écosystème congolais a besoin du déploiement de tous.

Partager cet article
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *