micromega

MICROMEGA

MICROMEGA, UN TALENT COMME SON NOM L’INDIQUE


Le slam, il en a dans le sang. Surprendre et émouvoir le public avec de la belle poésie, c'est sa raison de vivre.

Micromega, C’est mon pseudonyme. Je m’appelle Jean Benoit Bokoli Bandefu. Je suis un poète-slameur congolais évoluant à Kinshasa. Je suis ce pseudo « Microméga » parce que c’est le titre d’un ouvrage de Voltaire qui signifie « Petit-Grand ». J’avais trouvé que ce détail me correspondait de près. Je me suis toujours dit que quelle que soit notre grandeur, on reste petit car on cherche toujours à devenir plus grand. J’ai fait de la poésie depuis l’école secondaire comme beaucoup de jeunes. Mais, c’est grâce aux programmes culturels de l’Institut Français que j’ai commencé le slam en 2010 lors de mes débuts au Congo.  


Inspiré, je le suis chaque jour de ma vie quotidienne : dans les lectures, les films et d’autres œuvres artistiques qui nourrissent mes rêves, mais aussi dans les yeux des filles. Rires.  


Composer un texte pertinent dépend de l’inspiration et de l’atmosphère du moment précis de l’écriture. Sinon, le temps d’écriture varie d’un texte à un autre. Il y a des compositions qui se créent facilement dans le moule de l’esprit et qui ne demandent qu’à être coulé sur des supports, tandis que d’autres exigent un vrai travail de la forge poétique pour être fondus et soumis aux caprices de la plume.  


Rares sont les slameurs….Je justifie cette affirmation du fait que nous sommes confrontés à des difficultés telles que : le manque de producteurs, des mécènes amoureux de la littérature mais aussi le manque d’espaces culturels disponibles pour des prestations régulières pouvant aider à éclore le mouvement.  


OUi, je crois en l'avenir du slam en RDC. Le slam, c’est avant tout un moyen de communication universelle qui prend de plus en plus de l’ampleur même au niveau international. Et chez nous, il y a tellement de jeunes talentueux qui rallient le mouvement et qui écrivent bien. Alors, chacun de nous de son côté fait ce qu’il peut pour contribuer à la pérennisation du mouvement slam en RDC.  

 « Le slam pour moi représente l’emblème de la liberté d’expression, la guérison intérieure par la libération de toute frustration au moyen de la parole sous toutes ses formes. C’est le partage de la vie et de l’énergie par les mots et toute leur charge émotionnelle positive. C’est la parole sublimée et justifiée. »

slamer pour moi, c’est de la poésie qui coule par la bouche et qui souffle au travers le vent vers le public afin de créer une complicité entre le poète et ceux qui aiment les mots, c’est-à-dire tout le monde. Le slam c’est de la poésie de tous, par tous et pour tous. C’est l’art de parler sur une musique naturelle en suivant les battements de son cœur. 

 

Le beau souvenir que je garde de mon dernier voyage date de novembre 2017. C'était à Bukavu, ma première résidence dans une autre ville en tant qu’animateur d’ateliers slam. Le spectacle monté et présenté à cette occasion à l'institut français de Bukavu a été très bien accueilli par le public. 


Amoureux de la poésie et du slam, je le suis avant tout. Cette passion est devenue au gré des efforts et de la détermination un gagne-pain par sa professionnalisation sur la scène internationale.   


Mes réalisations dont je suis fier sont nombreux et je pourrai citer ici mes deux ouvrages de slam déjà édités "Au clair de ma voix » et « Rimes nationales ». Il y a aussi mes passages hebdomadaires à la radio Top Congo, ma prestation au concert de Grand Corps Malade à la Halle de la Gombe en février 2013 sans oublier mes voyages. J'ai tout donné au slam et le slam m'a aussi tout donné. 


SARA MOKONO


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